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Chute de cheveux au printemps : ce que votre corps essaie (vraiment) de vous dire

Description

Un phénomène saisonnier plus complexe qu’il n’y paraît


Chaque année à la sortie de l’hiver, la même inquiétude revient face à une perte de cheveux plus visible sur la brosse ou sous la douche, pourtant dans de nombreux cas cette chute est saisonnière et parfaitement physiologique car les cheveux suivent un cycle naturel alternant phase de croissance, phase de repos et phase de chute, or plusieurs études ont mis en évidence un rythme capillaire influencé par les saisons avec un pic de cheveux en phase de repos à la fin de l’été qui entraîne une chute plus marquée en automne puis à la fin de l’hiver ou au début du printemps sous l’effet combiné de la lumière, des hormones et des rythmes circadiens.


Quand la saison révèle un déséquilibre plus profond


Si cette chute passe inaperçue chez certains, elle devient plus intense chez d’autres car la saison agit souvent comme un déclencheur sur un terrain fragilisé par le stress chronique qui augmente le cortisol et raccourcit la phase de croissance du cheveu, par un ralentissement de la thyroïde fréquent en hiver ou encore par des variations hormonales liées à la DHT chez l’homme et à des périodes de transition comme le post-partum, l’arrêt de pilule ou la péri-ménopause chez la femme, sans oublier le rôle clé des carences micronutritionnelles typiques de l’hiver telles que les déficits en vitamine D, en zinc, en fer ou en protéines qui relèguent le cheveu au second plan, ce tissu étant non vital, ainsi lorsque la chute devient prolongée ou que la densité diminue il devient essentiel de ne plus masquer le symptôme mais d’y voir un signal métabolique et hormonal à explorer pour agir durablement.



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Transcript

  1. Radio Monaco, l'invité feel good.

  2. Giulia Testaverde, Radio Monaco

    Vous êtes sur Radio Monaco Feel Good et vous êtes en compagnie de Sandra Veziano, la fondatrice de Be Healthy. Aujourd'hui on s'intéresse à un sujet qui nous touche quasiment tous. Pourquoi Sandra on a l'impression de perdre plus nos cheveux en hiver ou printemps ? Enfin j'imagine que ce n'est pas qu'une impression.

  3. Sandra Veziano, Fondatrice Be Healthy

    Et bien oui Giulia, mais par contre j'ai une bonne nouvelle, c'est que dans beaucoup de cas, cette chute est saisonnière, air et physiologique. Donc d'abord il faut savoir une chose, c'est que nos cheveux ne poussent pas tous en même temps et ne tombent pas tous en même temps. Ils suivent vraiment un cycle. Il y a la phase de croissance, la phase de repos et puis une phase de chute. Plusieurs études ont montré qu'il existe un rythme saisonnier du cycle capillaire avec un pic de cheveux en phase de repos à la fin de l'été et donc plus de chute visible en automne et en fin d'hiver ou début du printemps. Donc c'est un phénomène biologique qui est connu, qui est lié notamment à la lumière, aux hormones et au rythme circadien.

  4. Giulia Testaverde

    Mais alors Sandra, pourquoi chez certaines personnes ça va passer inaperçu et chez d'autres ça peut devenir un vrai problème ?

  5. Sandra Veziano

    Chez les femmes comme chez les hommes, il y a des points communs hormonaux très clairs. Alors d'abord, il y a évidemment le stress. Le stress chronique, ça augmente le cortisol et le cortisol peut raccourcir la phase de croissance du cheveu et faire basculer plus de cheveux en phase de chute. Ensuite, on en a souvent parlé, la thyroïde qui fait tant de choses dans notre corps, mais quand elle fonctionne au ralenti, ce qui est très fréquent en hiver, la qualité du cheveu perd de sa densité et sa vitesse de pousse diminue. Et puis il y a les hormones sexuelles, chez l'homme on connaît bien le rôle de la DHT, qui est une dérivée de la testostérone, qui fragilise le follicule pileux dans certaines zones du cuir chevelu, notamment sur l'avant. Chez la femme c'est souvent quand même plus subtil, il y a la chute postpartum, il y a l'arrêt de la pilule, la périménopause ou simplement des déséquilibres hormonaux. Au noyau, plus la fatigue, plus des carences qui vont entraîner tout ça. Dans tous les cas, le follicule pileux est un tissu très sensible au stress, aux hormones et surtout aux carences micronutritionnelles dont on parle souvent ici.

  6. Giulia Testaverde

    Et donc du coup, Sandra, c'est là que l'hiver joue un rôle clé dans la perte des cheveux.

  7. Sandra Veziano

    En hiver, on a souvent moins de vitamine D, moins de zinc, moins de protéines de qualité, plus de fatigue, plus d'inflammation de bas grade. Résultat, le cheveu, qui n'est pas vital pour la survie, il passe au second.

  8. Giulia Testaverde

    face au sanglant. Qu'est-ce qu'on peut faire concrètement ?

  9. Sandra Veziano

    Alors d'abord arrêter de ne regarder que le cheveu, faut regarder aussi le terrain. Sur un plan nutritionnel et micronutritionnel, certains piliers sont bien connus. Donc on vient de le dire, le zinc est indispensable à la division cellulaire et à la santé du follicule. La levure de bière, qui est connue depuis nos grands-mères et même avant, qui est très riche en vitamines du groupe B et utile à la kératinisation. Et le collagène, il soutient le tissu conjonctif. Au-dessus du follicule et la qualité globale de la fibre. C'est vraiment ce que j'appelle la fondation du cuir chevelu. Et chez l'homme et parfois chez certaines femmes, l'extrait de palmier nain, qui a eu de nombreuses études pour son action sur la DHT, montre de beaux résultats. Ce qu'il faut dire clairement, c'est qu'aucun complément ne suffira pour compenser un stress chronique non géré, un sommeil mauvais ou déséquilibré, un déséquilibre hormonal aussi qui ne serait pas pris en compte.

  10. Giulia Testaverde

    Sandra, merci d'avoir été à nos côtés. On vous retrouve. Vous retrouvez évidemment jeudi prochain et si vous avez besoin du replay de la chronique, eh bien les podcasts sont dispo sur l'appli Radio Monaco.